Principe des droits d'enregistrement
Les droits d'enregistrement sont des taxes perçues par l'État à l'occasion de la mutation de propriété d'un bien. Dans le cadre d'une cession d'entreprise, ils s'appliquent au transfert de propriété des titres sociaux (parts ou actions) ou du fonds de commerce.
Nature des droits :
•Il s'agit d'un impôt indirect sur la mutation à titre onéreux
•Les droits sont calculés sur le prix de cession effectif (ou la valeur vénale si supérieure)
•Ils sont exigibles au moment de l'enregistrement de l'acte de cession
•Le paiement est un préalable obligatoire à l'enregistrement
Différence fondamentale selon la nature de la cession :
•Cession de fonds de commerce : droits calculés selon un barème progressif (0 % à 5 %)
•Cession de parts sociales (SARL) : droit fixe de 3 % après abattement
•Cession d'actions (SAS, SA) : droit fixe de 0,1 %
Le choix de la structure de l'opération (cession de titres vs cession de fonds) a donc un impact fiscal direct considérable. C'est un élément clé de la négociation entre cédant et repreneur.
Délai d'enregistrement :
L'acte de cession doit être enregistré auprès du service des impôts des entreprises (SIE) dans un délai d'un mois à compter de la date de l'acte. Au-delà, des pénalités de retard s'appliquent.
Pour comprendre la fiscalité globale de la cession, consultez Fiscalité de la cession d'entreprise : guide complet 2026.