Vue d'ensemble de la fiscalité de la cession
La fiscalité est un enjeu majeur de toute cession d'entreprise. Elle peut représenter 25 à 45 % du prix de vente selon le régime applicable. Comprendre et anticiper l'imposition est donc essentiel pour maximiser le produit net perçu par le cédant.
Les trois composantes de l'imposition :
•L'impôt sur le revenu : PFU (flat tax) à 12,8 % ou barème progressif (0 à 45 %)
•Les prélèvements sociaux : 17,2 % sur la plus-value
•La contribution exceptionnelle sur les hauts revenus : 3 à 4 % au-delà de 250 000 euros de revenu fiscal
Ce qui est imposé :
La cession de parts sociales ou d'actions génère une plus-value égale à la différence entre le prix de cession et le prix d'acquisition (ou la valeur d'origine des titres). C'est cette plus-value, et non le prix total, qui est soumise à l'imposition.
Facteurs d'optimisation :
•Le choix entre PFU et barème progressif (selon la situation personnelle du cédant)
•Les abattements pour durée de détention (régime transitoire, titres acquis avant 2018)
•L'abattement départ en retraite de 500 000 euros
•La création d'une holding en amont de la cession (dispositif 150-0 B ter)
•Le pacte Dutreil pour les transmissions familiales
Calendrier fiscal :
•La plus-value est imposable l'année de la cession effective
•Déclaration dans la déclaration de revenus de l'année N+1
•Paiement de l'impôt au moment du solde de l'impôt sur le revenu
Pour anticiper les étapes de votre cession, consultez les-etapes-cession-entreprise.