Panorama de la fiscalité de cession : ce qu'il faut savoir
La cession d'une PME génère une plus-value soumise à l'impôt. Le régime fiscal applicable dépend de la structure juridique de la cession (titres ou fonds de commerce), du profil du cédant et des options disponibles. Une bonne stratégie fiscale peut réduire de manière significative l'impôt dû, parfois de plusieurs centaines de milliers d'euros.
Les deux types de plus-values
1. Plus-value sur cession de titres (parts sociales SARL, actions SAS/SA) : le cédant est une personne physique qui vend ses titres
2. Plus-value sur cession de fonds de commerce : l'entreprise (personne morale) vend ses actifs
Le régime fiscal est différent dans les deux cas.
Le régime de droit commun : la Flat Tax (PFU)
Depuis 2018, la plus-value sur cession de titres est soumise par défaut au Prélèvement Forfaitaire Unique (PFU) de 30 %, composé de :
•12,8 % d'impôt sur le revenu
•17,2 % de prélèvements sociaux
Sur 1 M€ de plus-value, l'impôt au PFU est de 300 000 €.
L'option pour le barème progressif
Le cédant peut opter pour l'imposition au barème progressif de l'IR (avec taux marginal pouvant atteindre 45 %). Cette option n'est avantageuse que si les abattements pour durée de détention s'appliquent. Voir Plus-value de cession de parts sociales : calcul et optimisation pour les calculs.