Panorama des garanties pour le financement de reprise
Le financement d'une reprise d'entreprise nécessite la mise en place de garanties qui sécurisent le prêteur en cas de défaillance de l'emprunteur. En France, un écosystème unique de fonds de garantie publics et mutualistes facilite l'accès au crédit des repreneurs, en partageant le risque avec les banques.
Le principe des garanties
La garantie est un mécanisme de couverture du risque : en cas de défaut de remboursement du prêt d'acquisition, le garant indemnise la banque à hauteur de la quotité garantie (50 à 80 % du montant du prêt). Ce mécanisme permet :
•De réduire le risque perçu par la banque, facilitant l'acceptation du dossier
•De limiter les garanties personnelles exigées du repreneur (caution personnelle, hypothèque sur le domicile)
•D'obtenir des conditions de financement plus favorables (taux, durée, covenants)
Les principaux organismes de garantie en France
•BPI France (Banque Publique d'Investissement) : acteur central, garantit plus de 10 milliards d'euros de prêts par an. Née de la fusion d'OSEO, CDC Entreprises et FSI, BPI France est le premier garant des PME en France
•SIAGI (Société Interprofessionnelle Artisanale de Garantie d'Investissements) : spécialisée dans l'artisanat, le commerce et les professions libérales. Garantit environ 1 milliard d'euros de prêts par an
•France Active : réseau de garantie pour les projets à dimension sociale, solidaire et territoriale. Garantit environ 500 millions d'euros par an
•Fonds régionaux de garantie : certaines régions disposent de fonds complémentaires (Nouvelle-Aquitaine Active, Bretagne Capital Solidaire, etc.)
•Fonds européens : le FEI (Fonds Européen d'Investissement) et le programme InvestEU proposent des contre-garanties aux fonds nationaux
Les types de garanties privées
En complément des garanties publiques :
•Caution personnelle du repreneur : engagement sur le patrimoine personnel. À limiter autant que possible (objectif : 25 à 50 % du prêt)
•Hypothèque : sur les murs de l'entreprise ou sur un bien immobilier personnel. Coût : 1 à 2 % du montant garanti
•Nantissement du fonds de commerce : inscription au greffe du tribunal de commerce. Coût : 0,5 à 1 %
•Nantissement de titres : mise en gage des parts ou actions de la société acquise
•Assurance emprunteur : couvre le risque de décès, d'invalidité et d'incapacité du repreneur
Pour les aspects de financement, consultez financement-reprise-entreprise et Négocier avec les banques pour financer une acquisition.