La cession directe : simplicité et fonds propres
La cession directe est la forme la plus simple d'acquisition : l'acheteur paie le prix de l'entreprise avec ses propres fonds (épargne personnelle, héritage, capitaux propres de son entreprise existante) ou avec une combinaison d'apport personnel et d'un prêt bancaire personnel.
Quand la cession directe est adaptée
Petites acquisitions (< 300-500k€) : pour les entreprises de petite taille, le coût et la complexité d'un montage LBO ne se justifient pas. Un apport personnel de 30% + un prêt professionnel classique suffisent.
Acheteur fortuné : un dirigeant expérimenté qui vend une première entreprise et dispose de liquidités importantes peut financer directement une seconde acquisition sans effet de levier.
Acquisition par une entreprise existante : une entreprise qui rachète une autre (build-up) paie généralement sur ses fonds propres ou avec un prêt court terme.
La structure financière type
Pour une acquisition de 500k€ en financement direct :
•Apport personnel : 150 000 € (30%)
•Prêt bancaire professionnel (non-LBO) : 350 000 € sur 7 ans, garantie personnelle ou nantissement des actifs rachetés
Le prêt est ici à la charge de l'acheteur directement — il le rembourse sur ses revenus personnels ou les bénéfices de l'entreprise acquise distribués sous forme de dividendes.
Les limites de la cession directe
•Nécessite un capital personnel significatif (30-40% du prix)
•Pas d'optimisation fiscale du financement
•Rendement sur fonds propres non optimisé : si on investit 500k€ pour acheter une entreprise qui vaut 500k€, le rendement sur capital est simplement égal au rendement de l'entreprise, sans effet multiplicateur