Les sources de financement disponibles pour un premier achat
Financer son premier rachat d'entreprise est souvent l'une des plus grandes sources d'inquiétude pour un repreneur. La bonne nouvelle : un écosystème de financement solide existe en France pour accompagner les repreneurs, même ceux qui manquent d'apport ou d'historique bancaire.
Les sources de financement à connaître
Le financement d'une reprise est presque toujours un montage à plusieurs étages qui combine :
1. L'apport personnel du repreneur : la contribution minimale exigée par les banques, généralement 20 à 30 % du prix d'acquisition.
2. Le prêt bancaire professionnel : la source principale de financement, avec des durées de 5 à 7 ans pour les acquisitions d'entreprise.
3. Le prêt d'honneur : un prêt à taux zéro accordé par les réseaux d'accompagnement (Initiative France, Réseau Entreprendre) qui vient renforcer l'apport et rassure les banques.
4. La garantie Bpifrance : pas un prêt mais une garantie qui couvre jusqu'à 70 % du risque bancaire, ce qui facilite l'obtention du crédit.
5. Le crédit-vendeur : le cédant accepte d'être payé en partie à terme. Très utilisé quand l'apport du repreneur est insuffisant (Le crédit vendeur : définition, avantages et risques).
6. Le financement participatif : des plateformes de crowdlending permettent de lever de la dette auprès de particuliers pour compléter le financement (Crowdfunding et financement participatif pour la reprise).
L'architecture typique d'un financement de reprise
Pour reprendre une entreprise à 800 000 € :
•Apport personnel : 160 000 € (20 %)
•Prêt d'honneur : 40 000 € (renforce l'apport)
•Prêt bancaire professionnel : 500 000 € (62,5 %)
•Crédit-vendeur : 100 000 € (12,5 %)
Pour un guide complet sur le financement, consultez Comment financer une reprise d'entreprise et Guide du financement de rachat d'entreprise.