Spécificités de la valorisation médicale : ce qui est réellement cessible
La valorisation d'un cabinet médical ou paramédical est gouvernée par des contraintes qui n'existent pas dans les autres secteurs : la patientèle ne peut pas être cédée formellement selon les règles déontologiques des ordres professionnels.
Le principe de non-cession de la clientèle médicale :
Le Conseil National de l'Ordre des Médecins a longtemps interdit la cession de la patientèle médicale au sens strict. Le principe est que la relation médecin-patient est personnelle et ne peut pas être transférée contre rémunération comme un bien commercial. Cependant, la jurisprudence et la pratique ont évolué : la Cour de cassation a admis la cession de "droit de présentation à la clientèle" à condition que :
•Le patient reste libre de choisir son praticien
•La clause de non-concurrence est limitée dans le temps et l'espace
•Le prix reflète la valeur économique de la présentation, pas une "vente" de patients
Ce qui est réellement valorisable dans un cabinet médical :
•Le fichier patients (nombre de patients actifs, fréquence des consultations, valeur moyenne) — indirectement
•L'emplacement et les locaux (bail commercial ou propriété, accessibilité)
•Les équipements médicaux (radiographie, échographie, laser, fauteuils dentaires)
•Le personnel (assistantes médicales, collaborateurs paramédicaux)
•La notoriété locale et les réseaux de prescripteurs
•Le droit de présentation à la clientèle (valeur principale)
Différences selon la profession :
Chaque profession de santé a ses propres pratiques de valorisation, ses propres règles déontologiques et ses propres marchés. Un cabinet de médecine générale n'a pas les mêmes caractéristiques de valorisation qu'un cabinet dentaire ou une pharmacie. Voir les détails dans Guide complet de la valorisation d'entreprise 2026.