Transmission — Processus10 min de lecture1 avril 2026

La lettre d'intention (LOI) : modèle et conseils

Rédigez une LOI efficace : contenu obligatoire, clauses essentielles, pièges à éviter. Modèle téléchargeable et exemples commentés.

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Définition et rôle de la lettre d'intention (LOI)

La lettre d'intention (LOI — Letter of Intent), également appelée offre ferme ou offre liante, est un document juridique fondamental dans le processus de cession d'entreprise. Elle formalise l'accord de principe entre le cédant et l'acquéreur sur les principales conditions de la transaction.

Qu'est-ce que la LOI ?

La LOI est le document par lequel un acquéreur exprime formellement sa volonté d'acquérir une entreprise à des conditions déterminées. Elle se situe chronologiquement entre l'offre indicative (non-engageante) et le protocole d'accord définitif (SPA — Share Purchase Agreement).

Le rôle stratégique de la LOI

La LOI remplit plusieurs fonctions essentielles :

Formaliser l'accord de principe : elle cristallise les points d'accord entre les parties après les premières discussions

Cadrer la suite du processus : elle fixe le calendrier, les étapes restantes et les responsabilités de chaque partie

Sécuriser la position du vendeur : elle engage moralement (et parfois juridiquement) l'acquéreur sur un prix et des conditions

Obtenir l'exclusivité : l'acquéreur obtient une période d'exclusivité pour mener la due diligence sans risque de concurrence

Lancer la due diligence : elle déclenche l'ouverture de la data room et le démarrage des audits

Rassurer les financeurs : les banques et investisseurs exigent une LOI signée pour instruire le financement

Quand intervient la LOI dans le processus ?

Dans le cadre d'un processus structuré, la LOI intervient après :

1. L'envoi du teaser et la signature du NDA

2. La communication du mémorandum d'information

3. Les visites de site et les échanges avec le management

4. La réception des offres indicatives

5. La sélection du candidat préféré

6. Les négociations préliminaires sur les termes principaux

Et avant :

1. La due diligence approfondie

2. La rédaction du protocole d'accord (SPA)

3. Le closing

Pour comprendre la place de la LOI dans l'ensemble du processus, consultez Les 7 étapes clés de la cession d'entreprise.

LOI vs Expression of Interest (EOI)

Il ne faut pas confondre la LOI avec l'EOI (Expression d'intérêt ou offre indicative) :

EOI : expression d'intérêt préliminaire, non engageante, basée sur les informations du mémorandum. Donne une fourchette de prix et des conditions générales.

LOI : offre ferme (sous conditions suspensives), engageante sur ses termes, basée sur des informations plus approfondies. Donne un prix précis ou une formule de calcul.

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Contenu type d'une lettre d'intention

Une LOI bien rédigée couvre l'ensemble des points essentiels de la transaction. Voici les rubriques standard et leur contenu.

1. Identification des parties

Identité complète de l'acquéreur (personne physique ou morale, holding d'acquisition)

Identité du ou des vendeurs

Identification de la société cible (dénomination, SIREN, forme juridique)

2. Objet de la transaction

Nature de l'opération : cession de 100 % des titres, cession majoritaire, cession de fonds de commerce

Description précise des titres cédés : nombre, catégorie, pourcentage du capital et des droits de vote

Périmètre exact : filiales incluses ou exclues, actifs hors exploitation

3. Prix et modalités de paiement

Prix fixe : montant déterminé en euros (ex. : « Le prix de cession est fixé à 2 500 000 euros »)

Formule de prix : prix déterminable selon une formule (ex. : « 5,5 fois l'EBE normatif du dernier exercice clos, diminué de la dette financière nette »)

Mécanisme d'ajustement : ajustement sur la base de la trésorerie nette ou du BFR normatif au jour du closing

Earn-out : composante variable indexée sur des KPIs futurs (CA, EBE, EBITDA)

Crédit-vendeur : part du prix dont le paiement est différé (montant, taux, durée, garanties)

Séquestre : montant éventuellement séquestré en garantie de la GAP

4. Calendrier indicatif

Date de début de la due diligence

Date limite de fin de la due diligence

Date prévisionnelle de signature du SPA

Date prévisionnelle du closing

Durée totale du processus (généralement 3 à 4 mois après la LOI)

5. Conditions suspensives

Résultats satisfaisants de la due diligence (financière, juridique, sociale, fiscale)

Obtention du financement bancaire

Agrément des associés (si applicable)

Purge du droit de préemption des salariés

Autorisations réglementaires (concurrence, etc.)

Absence de changement significatif défavorable (clause MAC)

6. Exclusivité

Durée de la période d'exclusivité (2 à 4 mois)

Périmètre de l'exclusivité (interdiction de solliciter ou de négocier avec des tiers)

Conséquences de la violation de l'exclusivité

Conditions de fin anticipée de l'exclusivité

7. Confidentialité

Rappel des engagements du NDA

Extension de la confidentialité à la LOI elle-même

Liste des personnes autorisées à avoir connaissance de la LOI

8. Principes de la GAP

Durée envisagée (3 à 5 ans)

Plafond de garantie (en pourcentage du prix)

Franchise et seuil de déclenchement (montants indicatifs)

Contre-garantie éventuelle (séquestre, caution bancaire)

9. Accompagnement et non-concurrence

Durée de l'accompagnement post-cession

Modalités (présence, rémunération, rôle)

Principes de la clause de non-concurrence (durée, périmètre, contrepartie)

10. Dispositions finales

Caractère engageant ou non de la LOI

Loi applicable et juridiction compétente

Frais de la transaction (répartition entre les parties)

Date d'expiration de l'offre

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Les clauses essentielles à ne pas négliger

Certaines clauses de la LOI méritent une attention particulière car elles déterminent l'équilibre de la transaction et la protection des parties.

La clause de prix

C'est évidemment la clause la plus importante. Plusieurs approches coexistent :

Le prix fixe (locked box)

Le prix est déterminé à une date de référence passée (locked box date) et ne sera pas ajusté au closing. Simple et prévisible, cette approche est de plus en plus utilisée.

Avantage : certitude sur le montant pour les deux parties

Risque pour l'acheteur : détérioration de l'activité entre la locked box date et le closing

Protection : clause de conduite des affaires ordinaires (ordinary course of business) et interdiction des fuites de valeur (leakage)

Le prix avec ajustement de trésorerie nette (completion accounts)

Le prix est ajusté au jour du closing sur la base de la trésorerie nette effective (ou de la dette nette).

Formule type : Prix = (Multiple × EBE normatif) - Dette financière nette au closing + Trésorerie excédentaire

Avantage : prix reflétant la situation réelle au moment du transfert

Inconvénient : complexité et risque de litige sur les comptes de closing

L'earn-out

Portion du prix conditionnée à l'atteinte d'objectifs futurs.

KPIs courants : chiffre d'affaires, EBE, EBITDA, nombre de clients

Durée typique : 1 à 3 ans post-closing

Part de l'earn-out : généralement 10 à 30 % du prix total

Protection du vendeur : clauses de gestion en bon père de famille, accès à l'information

La clause d'exclusivité

L'exclusivité est le principal levier de l'acquéreur. Pour le vendeur, elle représente un risque de perte de temps si la transaction échoue.

Points clés de négociation :

Durée : 2 à 3 mois est raisonnable ; au-delà, exiger des conditions de sortie

Pénalité en cas de violation par le vendeur : indemnité de rupture (break-up fee)

Conditions de caducité : si l'acquéreur ne respecte pas le calendrier, l'exclusivité tombe

Possibilité de prorogation : sur accord mutuel, pour une durée limitée

La clause MAC (Material Adverse Change)

Elle permet à l'acquéreur de se retirer si un événement significatif défavorable survient entre la LOI et le closing.

Points de négociation :

Définition précise de ce qui constitue un MAC (perte d'un client > X % du CA, sinistre > Y €)

Exclusions : changements de marché généraux, modifications législatives, événements affectant l'ensemble du secteur

Conséquence : droit de retrait sans pénalité ou renégociation du prix

La clause de confidentialité renforcée

Au stade de la LOI, les informations échangées deviennent très sensibles :

Interdiction de contacter les salariés, clients ou fournisseurs sans accord préalable

Engagement de destruction des documents en cas d'échec

Limitation du nombre de personnes ayant accès aux informations

Sanction : clause pénale dissuasive (50 000 à 200 000 €)

La clause de frais

Qui paie quoi en cas d'échec de la transaction ?

Principe : chaque partie supporte ses propres frais (avocats, auditeurs, banquiers)

Exception : le break-up fee (indemnité de rupture) payé par la partie qui se retire sans motif légitime

Montant typique du break-up fee : 1 à 3 % du prix de cession

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LOI engageante vs non-engageante : quel choix ?

La question du caractère juridiquement engageant de la LOI est un sujet de négociation récurrent entre vendeur et acquéreur. La réponse est souvent nuancée.

Le principe : une LOI partiellement engageante

En pratique, la plupart des LOI sont partiellement engageantes. Certaines clauses créent des obligations juridiques fermes, d'autres n'ont qu'une valeur morale.

Clauses généralement engageantes

L'exclusivité : l'obligation du vendeur de ne pas négocier avec des tiers est juridiquement contraignante

La confidentialité : les engagements de discrétion sont obligatoires

Les frais : la répartition des frais et les éventuelles indemnités de rupture sont engageantes

Le droit applicable et la juridiction : clauses d'attribution de compétence

Clauses généralement non-engageantes

Le prix : la LOI indique un prix indicatif, sous réserve des résultats de la due diligence

Le calendrier : les dates sont indicatives et non contraignantes

Les conditions générales : la plupart des termes commerciaux restent à confirmer dans le SPA

La LOI entièrement engageante

Plus rare, elle engage les parties sur l'ensemble des termes, y compris le prix. Elle s'apparente alors à un contrat de vente sous conditions suspensives.

Avantages pour le vendeur :

Sécurité maximale sur le prix

L'acquéreur ne pourra renégocier que sur des bases factuelles (découvertes en due diligence)

Le processus est plus rapide

Inconvénients :

L'acquéreur exigera davantage de conditions suspensives pour se protéger

Le processus de négociation de la LOI sera plus long

Moins de flexibilité pour adapter les termes

La LOI entièrement non-engageante

Elle n'a qu'une valeur morale et ne crée aucune obligation juridique. C'est un simple accord de principe.

Avantages :

Souplesse maximale pour les deux parties

Négociation rapide de la LOI

Inconvénients pour le vendeur :

Aucune garantie sur le prix

L'acquéreur peut se retirer à tout moment sans conséquence

Risque de due diligence utilisée comme prétexte pour renégocier à la baisse

La jurisprudence française

En droit français, même une LOI non-engageante peut créer des obligations. La Cour de cassation a rappelé que la rupture abusive des pourparlers peut engager la responsabilité de son auteur sur le fondement de l'article 1112 du Code civil (issu de l'ordonnance du 10 février 2016).

Cependant, les dommages-intérêts sont limités à la réparation du préjudice effectif (frais engagés) et ne peuvent inclure la perte de chance de conclure la transaction.

Notre recommandation

Privilégiez une LOI partiellement engageante avec :

Des clauses d'exclusivité et de confidentialité juridiquement contraignantes

Un prix ferme assorti de conditions suspensives clairement définies et limitatives

Un calendrier contraignant avec des conséquences en cas de non-respect

Une indemnité de rupture (break-up fee) pour dissuader l'acquéreur de se retirer sans motif

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Les pièges à éviter dans la LOI

La LOI est un document à haut risque juridique et stratégique. Voici les erreurs les plus fréquentes commises par les vendeurs et les acquéreurs.

Pièges pour le vendeur

1. Accorder une exclusivité trop longue

Erreur : accorder 6 mois d'exclusivité sans condition de sortie

Conséquence : si la transaction échoue, le vendeur a perdu un temps précieux et les autres candidats se sont désintéressés

Solution : limiter l'exclusivité à 2-3 mois avec des jalons intermédiaires. Prévoir la caducité automatique si l'acquéreur ne respecte pas le calendrier

2. Ne pas encadrer la clause MAC

Erreur : accepter une clause MAC large et vague (« tout événement susceptible d'affecter défavorablement l'entreprise »)

Conséquence : l'acquéreur peut invoquer n'importe quel prétexte pour se retirer ou renégocier

Solution : définir précisément les événements constitutifs d'un MAC avec des seuils chiffrés. Exclure les événements de marché ou sectoriels

3. Accepter un prix flou

Erreur : accepter « une valorisation de l'ordre de 5 à 7 fois l'EBITDA » sans préciser les retraitements

Conséquence : le prix final peut être significativement inférieur aux attentes

Solution : fixer un prix ferme ou une formule précise avec les retraitements convenus

4. Négliger la condition de financement

Erreur : ne pas vérifier la capacité financière de l'acquéreur avant de signer la LOI

Conséquence : 3 mois de due diligence pour découvrir que le financement est refusé

Solution : exiger un accord de principe bancaire avant la signature de la LOI, ou au minimum un plan de financement crédible

5. Oublier la clause de conduite des affaires

Erreur : ne pas prévoir de restrictions sur les décisions exceptionnelles pendant la période d'exclusivité

Conséquence : ambiguïté sur les engagements pouvant être pris par le cédant

Solution : prévoir une clause d'ordinary course of business claire

Pièges pour l'acquéreur

1. Sous-estimer le périmètre de la due diligence

Erreur : ne pas lister précisément les domaines de due diligence dans la LOI

Conséquence : le vendeur peut refuser l'accès à certaines informations

Solution : annexer une liste détaillée des documents et informations demandés

2. Ne pas prévoir de clause de non-sollicitation

Erreur : oublier d'interdire au vendeur de solliciter activement d'autres acquéreurs pendant l'exclusivité

Solution : clause de non-sollicitation + non-shop (interdiction de répondre favorablement à des sollicitations spontanées)

3. S'engager sans plan B

Erreur : signer une LOI engageante sans avoir finalisé le financement ou l'analyse préliminaire

Solution : maintenir les conditions suspensives nécessaires à sa protection

Pièges communs aux deux parties

Ambiguïté rédactionnelle : chaque terme doit être défini avec précision (dette nette, EBITDA normatif, trésorerie excédentaire)

Absence de mécanisme de résolution des litiges : prévoir un expert indépendant ou un arbitre en cas de désaccord sur l'interprétation

Oubli des aspects fiscaux : les implications fiscales de la structure de transaction doivent être abordées dès la LOI

Non-respect du formalisme : la LOI doit être signée par les personnes habilitées, avec les pouvoirs nécessaires

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Modèle commenté de lettre d'intention

Voici un modèle de structure de LOI avec les commentaires pratiques pour chaque section. Ce modèle est à adapter à chaque situation spécifique avec l'aide de votre avocat.

Structure et clauses clés commentées

Préambule

Le préambule rappelle le contexte de la transaction : les parties, l'historique des discussions, la base informationnelle (mémorandum d'information, visites de site, échanges avec le management).

Commentaire : le préambule n'est pas anodin. Il peut servir à établir la bonne foi des parties et leur connaissance mutuelle de la situation.

Article 1 — Objet

« La présente lettre a pour objet de formaliser les conditions auxquelles [l'Acquéreur] se propose d'acquérir [nombre] actions / parts sociales de la société [Cible], représentant [pourcentage] % du capital social et des droits de vote. »

Commentaire : soyez précis sur le périmètre. Si l'entreprise a des filiales, précisez lesquelles sont incluses. Si certains actifs sont exclus (immobilier, trésorerie excédentaire), mentionnez-le explicitement.

Article 2 — Prix

« Le prix d'acquisition est fixé à [montant] euros, sous réserve d'un ajustement basé sur la dette financière nette et le BFR normatif au jour du closing, conformément aux modalités qui seront détaillées dans le SPA. »

Sous-sections possibles :

2.1 Prix de base et formule de calcul

2.2 Mécanisme d'ajustement

2.3 Earn-out (le cas échéant)

2.4 Crédit-vendeur (le cas échéant)

2.5 Séquestre (le cas échéant)

Commentaire : la clause de prix est la plus sensible. Plus elle est précise à ce stade, moins il y aura de renégociation ultérieure. Définissez les agrégats utilisés (EBITDA, dette nette, BFR) avec des exemples chiffrés si possible.

Article 3 — Conditions suspensives

« La réalisation de l'acquisition est subordonnée à la réalisation des conditions suspensives suivantes :

a) Résultats satisfaisants des due diligences financière, juridique, sociale et fiscale

b) Obtention par l'Acquéreur du financement nécessaire

c) Agrément du cessionnaire par l'AG des associés

d) Information des salariés et purge du droit de préemption (loi Hamon)

e) Absence de changement significatif défavorable »

Commentaire : chaque condition suspensive doit être définie avec précision. « Résultats satisfaisants de la due diligence » est trop vague — précisez les critères objectifs qui rendraient les résultats insatisfaisants.

Article 4 — Exclusivité

« Le Vendeur accorde à l'Acquéreur une exclusivité de [durée] mois à compter de la signature de la présente. Pendant cette période, le Vendeur s'interdit de solliciter, négocier ou accepter toute offre émanant d'un tiers. L'exclusivité prendra fin automatiquement si [conditions de caducité]. »

Article 5 — Due diligence

Détail du périmètre, du calendrier, des modalités d'accès à l'information et des restrictions.

Article 6 — Garantie d'actif et de passif

Principes généraux de la GAP qui sera détaillée dans le SPA.

Article 7 — Accompagnement et non-concurrence

Modalités de l'accompagnement post-cession et principes de la clause de non-concurrence.

Article 8 — Confidentialité

Rappel et renforcement des engagements de confidentialité.

Article 9 — Caractère de la LOI

Précision sur les clauses engageantes et non-engageantes.

Article 10 — Droit applicable

Droit français, juridiction compétente, résolution des litiges.

Recommandation importante : ne signez jamais une LOI sans la faire relire par un avocat spécialisé en M&A. Les conséquences d'une clause mal rédigée peuvent être considérables. Le coût d'une revue de LOI par un avocat (2 000 à 5 000 €) est un investissement largement rentabilisé.

Pour comprendre la suite du processus après la LOI, consultez notre guide sur le Le protocole d'accord de cession : guide pratique.

Questions fréquentes

La LOI est-elle juridiquement contraignante ?
La réponse est nuancée. En règle générale, une LOI est partiellement engageante : les clauses d'exclusivité, de confidentialité et de répartition des frais sont juridiquement contraignantes. Le prix et les conditions commerciales sont souvent « sous réserve de la due diligence ». Cependant, même une LOI « non-engageante » peut créer des obligations en droit français. La rupture abusive des pourparlers est sanctionnée par l'article 1112 du Code civil, avec des dommages-intérêts potentiels (limités aux frais engagés, hors perte de chance de conclure).
Quelle durée d'exclusivité accorder dans une LOI ?
La durée d'exclusivité standard est de 2 à 4 mois. Moins de 2 mois est souvent insuffisant pour réaliser une due diligence complète et obtenir le financement. Plus de 4 mois est excessif et pénalise le vendeur en cas d'échec. Nous recommandons une exclusivité initiale de 3 mois, avec possibilité de prorogation de 1 mois sur accord mutuel, et des conditions de caducité automatique si l'acquéreur ne respecte pas les jalons du calendrier (ex. : remise du rapport de due diligence, preuve de financement).
Peut-on renégocier le prix après la LOI ?
Oui, c'est fréquent. Dans environ 60 % des transactions, le prix est ajusté (généralement à la baisse) entre la LOI et le closing, sur la base des découvertes de la due diligence. L'ajustement moyen est de 5 à 15 % du prix initial. C'est pourquoi il est crucial pour le vendeur de préparer son entreprise en amont et, idéalement, de réaliser une vendor due diligence préalable pour anticiper les problèmes. Les ajustements les plus courants portent sur les provisions insuffisantes, les risques juridiques non déclarés et les retraitements de l'EBE normatif.

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